Du côté de la Fédération Nationale des Transports Routiers

Publié le: 11 octobre 2018
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Transformation numérique : la FNTR (Fédération Nationale des Transports Routiers) trace sa route

Les nouvelles technologies transforment-elles le transport routier ?

Les nouvelles technologies sont arrivées chez nous depuis longtemps ; tous les véhicules sont connectés aux systèmes informatiques des entreprises par le biais de la géolocalisation, du géofencing, du pilotage des tournées, de la gestion des temps de conduite ou du suivi de la maintenance. Le véhicule autonome est également un sujet d’actualité.

Cependant, au cœur du métier, il reste beaucoup d’échanges de papiers, sources potentielles d’erreurs. Ainsi, lorsqu’un opérateur prend un ordre de transport par téléphone, il transcrit les informations sur la lettre de voiture pour le transport national, ou la CMR pour le transport international. Ces documents sont importants dans notre secteur car ils représentent notre contrat de transport. Plusieurs intervenants les complètent, à chaque étape du transport de la marchandise, ce qui multiplie les risques d’erreurs.

Justement un dossier récemment finalisé a été la version électronique de la lettre de voiture. Nous avons mené les travaux de dématérialisation en respectant les messages standards approuvés pas l’UN/CEFACT afin de permettre l’interopérabilité avec les autres solutions respectant ce standard. Nous avons également coopéré avec l’organisme international GS1 pour que ses normes soient applicables à l’ensemble des secteurs économiques français, et à l’échelle internationale. Il existe donc aujourd’hui une version électronique de la lettre de voiture nationale et internationale, aboutie et utilisable qui a été réalisée avec la société Transfollow. Il faut maintenant convaincre le client d’utiliser cette version dématérialisée. Pour faciliter l’adoption, nous sommes en train d’intégrer des solutions métiers, comme Trimbble ou Transix. Et avec MGI, nous coopérons pour intégrer la lettre de voiture électronique de Transfollow dans Ci5, le Cargo Community System qui va remplacer AP+.

La blockchain, au cœur des échanges 

Depuis un peu plus d’un an, nous travaillons sur la blockchain ; notre objectif : créer un tunnel sécurisé de données. Nous sommes pour cela partenaires de MGI, mais aussi du Ministère des transports, des transporteurs, de start-up, d’entreprises du numérique, d’assureurs, de banquiers et de chargeurs. Avec notre lettre de voiture, nous réalisons déjà une mini-blockchain, car les informations sont échangées en temps réel entre l’expéditeur, le destinataire, le transporteur initial et les transporteurs successifs qui couvrent l’enlèvement, le transfert et la livraison. La technologie blockchain va permettre de sécuriser et automatiser les process et les échanges d’informations et de documents d’une opération de transport entre les acteurs, mais aussi avec l’administration entre autres. À la livraison, la lettre de voiture est signée et l’information est transmise à l’ensemble des acteurs : l’opération est terminée. Avec un document papier, il faut attendre, pour facturer, que le transporteur revienne à sa base pour transmettre la lettre de voiture signée. Et en cas de litige et de réserves, les photos sont transmises en temps réel au transporteur et à l’expéditeur. Grâce à la blockchain et au smart contract qu’elle propose, nous pourrons générer automatiquement la lettre de voiture électronique mais aussi le traitement de l’ensemble des événements (facturation, suivi des règlements, gestion des dossiers litiges, suivi du règlement des litiges en temps réels, transmission sécurisée de documents à l’administration pour les contrôles, etc…) liés de près ou de loin à une opération de transport. Nous préparons actuellement, notamment avec MGI, une démonstration de faisabilité.

Quelle place sur le port pour le transport routier ?

Le transporteur routier a longtemps souffert d’un manque de reconnaissance de la communauté portuaire. Avec l’Union Maritime et Fluviale de Marseille-Fos, et avec Jean-Yves Astouin, notre représentant en PACA, nous avons beaucoup œuvré pour changer cette mentalité. Aujourd’hui, nos adhérents sont reconnus comme partie intégrante de la chaîne du transport portuaire et participent pleinement à l’évolution des CCS, notamment pour la version mobile de Ci5.

Interview de Thierry Grumiaux, Délégué de la Commission de transport, international, douane, logistique et nouvelles technologies à la Fédération Nationale des Transports Routiers.
Propos recueillis par Marie Pavesio Responsable Communication et Marketing chez MGI.

 

A PROPOS DE LA FNTR

Depuis 1933, la FNTR représente les entreprises du transport routier, ainsi que les commissionnaires. Quatre mille cinq cents entreprises de toutes tailles sont fédérées, soit plus de deux cent mille salariés, ce qui fait de la fédération l’organisation professionnelle leader dans ce secteur.

La FNTR défend ses adhérents auprès des ministères et des administrations, françaises et européennes ; elle répond aux attentes à court et moyen terme des transporteurs, et aide les entreprises à anticiper les mutations de la profession. Elle possède un solide ancrage local, dans toutes les régions françaises, et est aussi bien implantée dans l’Union Européenne où la elle dispose d’une représentation bruxelloise permanente. La fédération est également membre fondateur de l’IRU, International Road Union, active dans une centaine de pays en Europe, aux États-Unis et en Amérique Latine, et dont les membres représentent leurs fédérations professionnelles nationales.

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