Cap vers la transformation portuaire

Publié le: 22 janvier 2020
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La Team Maritime

MGI – Le 18 avril 2018, vous avez annoncé la création de la Team Maritime Parlementaire, pouvez-vous nous expliquer les missions de celle-ci et nous présenter ses objectifs ?

Sophie Panonacle – La Team Maritime est un ‘équipage’ de députés, hommes et femmes, engagé pour l’économie de la mer. Notre objectif : produire et défendre des initiatives législatives favorables à une politique maritime nationale ambitieuse. Nous sommes à l’écoute, pour comprendre et répondre aux attentes des opérateurs publics et privés de l’économie bleue. C’est dans cet esprit que la Team Maritime organise, à l’Assemblée Nationale, les Mercredis de la Team. Par ailleurs, je suis engagée dans un tour de France de la mer et des littoraux.  Je souhaite, ainsi, aller sur nos territoires à la rencontre des acteurs.

MGI – On parle beaucoup de smart port, de port vert, d’innovations numériques et de connexion entre ports français. Quels sont les sujets sur lesquels votre équipe travaille ?

S.Panonacle – Le développement du Pavillon France passe de toute évidence par l’amélioration de la compétitivité des GPM et des ports régionaux. La transition numérique pour des sites portuaires intelligents est un enjeu important de concurrence dans un cadre mondialisé. La Team maritime est particulièrement attentive aux moyens législatifs qui devront accompagner l’innovation et la transition numérique. Cette révolution doit être au cœur de la compétitivité de l’économie de la mer et de la compétitivité des territoires.

Didier Le Gac – L’attractivité des ports français passe effectivement par une transition numérique conforme aux besoins de l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique. Nous devons comprendre et mesurer ces attentes pour voir comment le législateur peut intervenir, mais aussi relayer auprès du gouvernement. C’est pourquoi nous sommes en contact régulier avec des intervenants comme Armateurs de France ou le Cluster Maritime Français

 

MGI – MGI contribue au développement des écosystèmes portuaires ; quelles actions conduire pour soutenir votre projet ?

S. Panonacle – La Team maritime encourage l’uniformisation des systèmes informatiques des GPM et des ports régionaux. Lors du rapport d’information sur l’application de la loi pour l’économie bleue, j’avais appelé de mes vœux la cohérence inter portuaire, incluant les GPM et les ports régionaux. Il s’agit de développer des stratégies portuaires coordonnées entre ports d’une même zone et associer pleinement les régions.

D. Le Gac – Le développement du numérique et du Big Data dans la gestion portuaire et logistique – mais aussi la cybersécurité dans le transport maritime – sont des sujets de grande importance : il faut continuer à informer les parlementaires.

 

MGI – Quelles sont, selon vous, les solutions que les ports devraient adopter pour devenir plus compétitifs ?

S.Panonacle – De même, nous devons faciliter les opérations pour dédouaner les marchandises en un clic. La dématérialisation et la simplification doit permettre à nos ports de gagner en compétitivité.

D. Le Gac – La compétitivité du système portuaire français à l’international est essentielle et a été soulignée par le Premier ministre lors du dernier CIMER, le 9 décembre : coopération, solutions digitales, plateforme logistique numérique apparaissent ainsi parmi les solutions à mettre en œuvre.

 

MGI – Quelles sont les prochaines étapes impératives ?

S. Panonacle – La Team maritime est particulièrement attentive à la surveillance du contenu des conteneurs ainsi que leur géolocalisation lorsqu’ils sont perdus en mer. La connaissance des marchandises dangereuses transportées est indispensable pour prévenir des accidents écologiques dans les ports et sur les mers.

De même, pour lutter contre le réchauffement climatique, la réduction de la vitesse des navires et la gestion des escales dans les ports ne peuvent pas se faire sans des systèmes d’information efficients.

Par ailleurs, nous partageons le principe que la qualité de service du transport de marchandises réside dans l’optimisation du transit et de la chaîne logistique.

Enfin, je sais qu’il existe une attente forte pour la création d’un système d’information qui faciliterait la connaissance des besoins des acteurs privés du maritime en matière de recrutement. N’oublions pas que les filières maritimes portent nos espoirs en matière de création d’emplois.

D. Le Gac – Continuer à soutenir l’emploi maritime dans toutes ses dimensions. Les ports comme acteurs du territoire et outils du développement économique ont ainsi leur rôle à jouer. Mais c’est aussi l’attractivité des métiers de la pêche – de toute la filière pêche – qu’il faut développer, et nous y travaillons. L’innovation encore : pour réduire l’impact du transport maritime sur l’environnement, que le navire soit en mer ou au port, mais aussi au service des énergies marines renouvelables. La sécurité maritime est aussi un de nos sujets : mieux protéger les marins, prévenir les accidents en mer et les pollutions sont autant de préoccupations pour la Team.


Propos recueillis par Catherine Mégélas, Responsable Marketing et Communication chez MGI.

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