Brexit : CCS Hauts-de-France prêt à toute éventualité

Publié le: 16 avril 2019
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Jean-Charles Le Gall, Directeur Général de CCS Hauts-de-France

Dans les Hauts-de-France, la communauté portuaire anticipe les conséquences du Brexit. Jean-Charles Le Gall, Directeur Général de CCS Hauts-de-France, nous dévoile la solution proposée par MGI.

Deux missions pour CCS Hauts-de-France

CCS Hauts-de-France commercialise le Cargo Community System AP+ de MGI depuis 2013. Il y a deux ans, nous avons transformé notre GIE en SASU pour accueillir des sociétés non membres de l’Union Maritime et Commerciale de Dunkerque (UMCD), notre actionnaire unique, et leur offrir une connexion à AP+.

Nous assurons principalement deux missions :

  • commercialiser le CCS auprès des adhérents de l’union, aux transitaires des Hauts-de-France, aux opérateurs de transport fluvial et aux plateformes intérieures telles que le port de Lille et la plateforme de Dourges ;
  • répondre aux attentes des utilisateurs du CCS et à ses clients potentiels. C’est le rôle du conseil stratégique, véritable réservoir d’idées !

 

Anticiper les effets du Brexit

C’est d’ailleurs de ce conseil stratégique qu’a émergé l’idée d’une solution pour traiter les flux Transmanche. Ainsi en 2018, nous avons réuni tous les acteurs privés et publics, dont la Région Hauts-de-France, propriétaire du port de Calais, Getlink, le Grand Port Maritime de Dunkerque, la préfecture de Région, la Société des Ports du Détroit (SPD), les opérateurs de ferry, la Fédération Maritime de Calais, les douanes et les services vétérinaires et phytosanitaires ainsi bien sûr que l’ensemble des membres de l’Union Maritime et Commerciale de Dunkerque concernés. L’objectif : examiner ce que CCS Hauts-de-France pourrait apporter aux opérateurs et aux utilisateurs pour maintenir la fluidité du trafic transmanche. Dans les conditions actuelles, avec un départ toutes les vingt minutes pour Getlink, un toutes les quarante minutes au port de Calais et un toutes les deux heures à Dunkerque, mieux vaut prévoir des systèmes pour dédouaner par anticipation.

Nous avons donc sollicité MGI pour réaliser une étude et proposer une solution unique et adaptée au trafic transmanche. Il n’était pas possible de transposer le traitement des flux Ro-Ro comme appliqué par exemple à Marseille, sur les flux transmanche en raison de leurs particularités : échanges rapides entre l’embarquement et le débarquement, temps de transit… il nous fallait une solution spécifique.

Une solution pour conserver la fluidité du trafic transmanche

En décembre dernier, MGI a présenté ses conclusions auprès des opérateurs. La solution proposée consiste à intégrer à Ci5 un module spécifique, Channel Pass, qui répond parfaitement à un dédouanement par anticipation, et qui sauvegarde la fluidité des échanges en cas de Brexit dur.

À ce jour, nous attendons de voir ce qu’il adviendra du Brexit. En cas d’accord, il s’agira d’adapter Channel Pass et de trouver le financement pour le développement du module. En cas de Brexit, les frontières seront rétablies, et même si les formalités sont allégées, il y aura un passage de frontière pour les marchandises et les personnes… Channel Pass démontrera alors tout son intérêt !

Dans six mois, Ci5 débarquera sur le port de Dunkerque

Nous finalisons un contrat avec MGI pour déployer Ci5 sur le port de Dunkerque dès le 22 octobre. La convention prévoit aussi que le module Groupage, spécifiquement conçu pour Dunkerque, sera également mis en place à la même date. Dans la foulée, le menu Chargeur actuellement utilisé à Marseille-Fos sera proposé dans la région Hauts-de-France. Les formations se dérouleront après l’été, au plus près de la date de démarrage. Un semestre qui s’annonce stimulant et bien rempli pour les équipes de CCS Hauts-de-France !