Du côté de l’Union Maritime et Fluviale de Marseille-Fos

Publié le: 16 mars 2018
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Jean-Philippe Salducci, président de l’UMF

Fluidifier le passage des marchandises, c’est accroître la compétitivité de Marseille-Fos

L’UMF, engagé pour la compétitivité

L’Union Maritime et Fluviale regroupe vingt-deux professions de l’économie portuaire de Marseille-Fos. Elle représente plus de trois cents entreprises et environ vingt mille emplois. Son rôle consiste à faciliter et fluidifier le passage portuaire, en conduisant, auprès et avec les professionnels, des actions qui rendent notre port toujours plus compétitif.

Nous savons qu’un port requiert une triple connectivité, avec la mer évidemment, mais aussi avec la terre et la marchandise. Pour la connectivité terrestre, nous travaillons avec le gouvernement et les ministères concernés afin d’améliorer les infrastructures qui fluidifieront le transit de la marchandise vers son hinterland. Quant à la connectivité avec la marchandise, nous œuvrons en partenariat avec MGI, pour faciliter les échanges et la traçabilité des cargaisons.

Marseille-Fos va mettre en place Ci5. Que représente ce nouveau Cargo Community System pour les sociétés utilisatrices ?

Pour la place marseillaise et sa communauté, c’est une étape très importante, qui manifeste un état d’esprit ouvert au concept d’un CCS communautaire, ouvert aux marchés, ouvert sur l’hinterland, et ouvert à tous. Ouvert à tous les professionnels, chargeurs ou transitaires, qu’ils soient marseillais ou non notamment les suisses sans que cela soit exhaustif. D’ailleurs nous avons ouvert l’accès au CCS Marseille Fos aux transitaires de l’intérieur en 2011 et en 2014 aux chargeurs. Nous faisons en sorte que les différences se réduisent, et que face à cette ouverture, tous soient traités sur un pied d’égalité.

Nous travaillons également avec MGI sur notre CCS innovant ; car ce que nous souhaitons, c’est un outil qui nous assure une véritable enjambée dans l’avenir ; ce sera le cas, grâce notamment au module d’intelligence artificielle Channel 5, qui préprogrammera les encombrements sur les autoroutes et les accès au port, de manière à optimiser nos dessertes routières et ferroviaires. À la clé, une meilleure anticipation des événements, pour plus de fluidité au passage portuaire marseillais.

Aux côtés de MGI, la communauté portuaire s’est mobilisée dès le début des développements de Ci5 pour exprimer ses besoins dans le cadre de la refonte complète de notre CCS. La vision pour la place marseillaise est de posséder un outil qui facilite la vie quotidienne de ses utilisateurs en valorisant la donnée intégrée dans Ci5.

De plus, nous tenons à ce que ce CCS serve également aux administrations, en particulier les douanes et l’État, de manière à ce qu’elles disposent des informations nécessaires pour décider de l’évolution et de l’optimisation de leurs infrastructures. Nous sommes dans un échange gagnant-gagnant, avec nos clients comme avec l’État et ses ports. Car le futur CCS n’est pas seulement un outil pour Marseille-Fos : il est fait pour toutes les places portuaires. En France, chaque port a son CCS, parce que chacun d’eux développe et exploite ses propres spécificités. Ainsi, le CCS de Bordeaux n’est pas identique à celui de Marseille, bien que l’outil soit le même.

Aussi, il nous importe de promouvoir un esprit de convergence entre les CCS. Nous ne visons pas une unicité de système mais bien un système commun, interactif, dont les bases de données seront interconnectées, et dont l’utilisateur passera facilement d’un CCS à un autre.

De nombreux projets, tous tournés vers la fluidité

Plusieurs projets sont en cours. En ce moment, nous ciblons essentiellement les infrastructures portuaires, nerf de la guerre. Nous travaillons également à faciliter les contrôles vétérinaires et phytosanitaires, car aujourd’hui à Marseille, c’est la marchandise qui va au contrôle alors que l’inverse prévaut dans d’autres ports ; lorsque les contrôles requièrent des manipulations particulières, la marchandise peut alors être déplacée si nécessaire.

Le CCS Ci5 est dans ce cadre un vecteur central de la fluidité de l’information au service de la marchandise : faciliter les procédures de suivi et de fait garantir une amélioration du transit sur l’enceinte portuaire.

Nous œuvrons également à l’uniformisation des normes. Pas question pour nous de laver plus blanc que blanc, car nous sommes en concurrence avec des ports dont les contrôles sont beaucoup moins exigeants que la directive européenne. Ainsi, le Portugal fait transiter son poisson par ses ports nationaux, puis lui fait prendre la route jusqu’à la cité phocéenne, pour éviter les contrôles très stricts du port de Marseille-Fos.

Bref, tous nos projets sont axés sur la fluidité, pour que notre port gagne chaque jour davantage en compétitivité.

Enfin, Ci5 sera déployé dans son intégralité dans les prochains mois, nous sommes fiers que la place de Marseille – Fos soit la première communauté en France à bénéficier d’un CCS de nouvelle génération ancré dans l’ère du Smart Port.

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